Position des élu(e)s CEP sur la communauté urbaine « Seine-Aval »

La communauté urbaine Seine-Aval…

c’est un aller-sans-retour vers le pire pour Conflans

Laurent Brosse parle beaucoup de la spécificité conflanaise et avait promis de garder à Conflans son caractère de petite ville, sans bétonnage, avec une population maintenue à son niveau actuel. Lui et son équipe font exactement le contraire.

Lundi 28 septembre, au Conseil Municipal, ils ont définitivement enterré tout ce qui fait Conflans en fusionnant notre commune, de façon complète et définitive, au sein d’une communauté urbaine rassemblant un territoire totalement délirant allant jusqu’à Bonnières englobant Orgeval, Chanteloup, Meulan, Les Mureaux, Gargenville, Aubergenville, Flins, Mantes et une partie du Vexin soit 6 communautés d’agglomération ou de communes représentant 73 communes et 400 000 habitants (pouvant facilement passer à 600 000 car il y a du foncier).

carte_SeineAval

Dans cette fusion partent, à compter du 1er janvier 2016, toutes les compétences essentielles d’une commune avec la fiscalité qui va avec. Désormais, les communes de cette super-agglo sont des coquilles vides.

On n’était pourtant pas obligé d’aller aussi loin dans l’intégration. La loi de réforme territoriale n’exige pas cette dimension de 400 000 habitants. L’obligation n’est que de 200 000 habitants. De même la loi n’impose pas la forme de « communauté urbaine » et de transfert aussi massif des compétences et de la fiscalité. Cette évolution à marche forcée vers un territoire totalement sans cohérence avec Conflans résulte de choix politiciens de la droite et de son patron local, Pierre Bédier, Président du Conseil départemental, véritable parrain du département qui est à la manœuvre.

Pourtant 36 communes sur 73 avaient refusé ce territoire. Conflans avec sa population aurait pu faire pencher la balance, dès le départ, pour un territoire différent, correspondant à de vraies logiques de bassins de vie. Il n’en a rien été. Laurent Brosse et son équipe n’ont pas levé le petit doigt pour s’opposer bien au contraire.

Nous sommes censés maintenant être dirigés par une assemblée de 144 membres élus au scrutin indirect avec un Président et 15 vice-présidents (tous rémunérés avec des cumuls à tout-va… et un premier week-end à Honfleur des six présidents de communauté pour réfléchir !) en réalité une usine à gaz et une armée mexicaine qui laissent, de fait, les mains libres à une petite camarilla mêlant privé-public et à ce que notre société a de pire en termes de technocratie et de magouilles politiciennes.

Pour Conflans l’effet direct est grave car les principaux élus de cette nouvelle couche de millefeuille sont tous partisans des grands projets d’aménagement qui impactent directement la confluence (canal Seine Nord Europe, exploitation des sables, port multimodal et par voie de conséquence A104). Tout est prêt. Les études et projets sont ficelés. Les BTP et promoteurs sont sur les starting blocks.

Tout cela est rigoureusement contraire à tous les engagements de campagne de Laurent Brosse et l’aboutissement en « communauté urbaine » n’a même jamais été à l’ordre du jour des élections municipales. Tout cela se fait sans que les conflanais soient informés des tenants et aboutissants et de l’ampleur du changement. C’est pourquoi, en séance du 28 septembre, nous avons demandé la démission de Laurent Brosse et de son équipe afin de mettre cette question démocratiquement sur la table et permettre aux conflanais de s’exprimer à l’occasion de nouvelles élections. Bien entendu le maire a refusé. Nous avons également proposé l’organisation d’une consultation des conflanais par votation populaire ou referendum. Là aussi refus du maire. Le risque pour lui est évidemment trop grand car il sait bien que le vote serait négatif. C’est la preuve que tout cela est tout sauf démocratique.

Les conflanais doivent savoir et devront se rappeler qui est responsable de ce désastre : Laurent Brosse et les élus de son équipe qui ont voté tous sans exception, sans discuter, comme un seul homme, pour la fusion de Conflans dans la « communauté urbaine Seine-Aval » à compter du 1er janvier 2016. Très franchement, nous nous demandons comment, à l’avenir, ils oseront regarder les conflanais en face !

Hier, mais c’est déjà loin, Laurent Brosse nous avait expliqué qu’en cumulant son mandat avec celui de conseiller départemental, il pourrait mieux défendre notre ville. Aujourd’hui il mange dans la main de Bédier et de ses lubies pour faire carrière. Notre jeune maire a vite appris de la politique à l’ancienne en en prenant le plus mauvais.

Les conseillers municipaux :

Milouda Latrèche – Gaël Callonnec – Jean-Pierre Lacombe

Print Friendly
Facebooktwittergoogle_plusmail

Post Navigation