Non à Conflans ville ordinaire de grande banlieue qu’on nous prépare…

La presse locale, toujours attentive à la voix officielle de la mairie, s’est fait le relai du projet de ville du maire « pour les 10 ans à venir ». Au risque de freiner les enthousiasmes, précisons cependant que Laurent Brosse et son équipe ont été élus pour 6 ans et non 10 et ce à compter de mars 2014. Nous sommes en 2016 et pas plus tard que cette année ils ont été minoritaires dans la commune aux élections régionales. Donc, un peu de modestie conviendrait davantage.
Pour le projet, voyons ce qu’ils envisagent et ce que nous ferions, nous ne ferions pas ou ferions différemment.

Ile du Devant

C’est le sujet le plus sensible pour Conflans car l’île est menacée par le projet de plateforme multimodale qui prévoit le creusement d’un canal d’accès de 100 mètres de large au milieu de l’île face au centre-ville.
Autant dire que c’en serait fini de l’environnement et du cadre de vie.
Laurent Brosse, dans le sillage du précédent maire Philippe Esnol, a renoncé à la protection qu’apportait le classement de l’île en zone ultra protégée par l’AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Paysage) conformes tous deux en cela aux exigences des Ports de Paris et de tous les groupes de pression.
L’île qui est une zone naturelle de grande biodiversité (une étude avait été réalisée par le CORIF en 2011 à l’initiative de l’ancienne majorité, et particulièrement des élus écologistes) se trouve donc exposée à des aménagements qui, sans exclure la catastrophe finale qui serait le creusement du canal, peuvent se rapprocher, au titre d’aménagements de loisirs bien présentés, de ce qu’Andrésy est en train de réaliser avec l’opération Trek’Ile (voir détail sur www.andresytrankile.org) qui est un scandale à la fois écologique et démocratique.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous aurions la volonté politique de nous opposer à la plateforme multimodale et nous aurions cette même volonté de nous opposer au saccage de l’île avec ou sans plateforme multimodale.
Nous conserverions à l’île son caractère de réserve naturelle et de protection de la biodiversité.
Pour les loisirs nous agirions pour mieux aménager l’étang du Corra et, plus généralement, pour l’entretien de la forêt de Saint Germain en Laye qui souffre d’une sur fréquentation mal contrôlée.
Nous sommes d’ailleurs favorables à ce que les 300 hectares derrière l’île du Devant qui sont lorgnés par tous les affairistes à l’affût derrière Ports de Paris et le Conseil Départemental, soient totalement reboisés pour rétablir la jonction verte entre la Seine et la forêt.

Aménagement de la place Fouillère et des quais

Des projets sont dans les cartons depuis des lustres. Ils ne sont pas à mettre au crédit de l’équipe Brosse.
 
fleche1Ce que nous ferions :

Notre priorité serait d’aménager par priorité pour les conflanais et non pour les touristes de passage entre deux excursions. Pour nous ce projet ne justifie pas qu’on déplace de vraies péniches témoins du passé de Conflans pour laisser la place à des bateaux de croisière et à des installations commerciales.
Sur ce plan mieux vaut permettre aux commerces des quais et du centre ville de s’adapter et de se développer.
Enfin, nous protégerions les tilleuls de la place du marché pour lesquels nous craignons le traitement que l’on connaît dans ce genre de projet: leur abattage après les avoir déclarés « malades ».
Là aussi nous sommes pour la préservation et la mise en valeur du paysage pas pour faire du neuf qui banaliserait notre cœur de ville.

Thalès

10 hectares idéalement placés pour les activités industrielles, l’artisanat et l’emploi. Sauf que le maire a décidé de déclassifier la zone de UEa en UE au PLU. Cela veut dire que nous aurons de nouveaux commerces à cet endroit et de nouvelles aires de parking.
Du gâchis, mais pas pour tout le monde car propriétaires du foncier et promoteurs ont intérêt à vendre des surfaces et des installations commerciales plutôt qu’industrielles et artisanales.
Pendant ce temps, les entreprises déjà installées aux Boutries qui ont besoin de s’étendre seront accueillies sur le terrain voisin de Neuville dépendant de l’agglomération de Cergy!

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous maintiendrions l’ensemble des 10 hectares en zoneUEa pour l’industrie et l’artisanat ce qui empêcherait la spéculation sur le terrain.
Nous nous appuierions, puisque c’est son rôle, sur la communauté urbaine GPSO désormais compétente non seulement pour l’aménagement du territoire mais aussi pour le développement économique.
Nous solliciterions un ferme soutien du Conseil Départemental qui a le pouvoir d’agir pour la maîtrise du foncier.
Mais qu’ont-ils fait les uns et les autres sur ce dossier à part permettre de démolir pour revendre plus facilement?

Place de Chennevières

Rien de nouveau. Les différents projets d’aménagement de la place sont fin prêts depuis toujours.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous végétaliserions et rendrions plus humaine cette place qu’une urbanisation sauvage a enlaidie. C’est dommage car tous les commerces y sont et, comme dans le centre ville, ils doivent être encouragés.
Les liaisons avec le centre ville et les gares doivent être renforcées par les transports publics et les voies pour deux roues.

Paul Brard

Là aussi le programme de construction-démolition est lancé depuis le précédent mandat.
Mais attention, tout dépend comment les choses se passent et, en matière de logement social, le moins que l’on puisse dire c’est que la gestion de la mairie est opaque.
Il faut bien-sûr reloger. Et il faudra loger de nouveaux habitants car l’opération ne peut pas se faire sans densification.
Le bailleur social est l’OPIEVOY qui est l’organisme HLM du département et dont le président est Pierre Bédier auquel Laurent Brosse n’a rien à refuser.
L’OPIEVOY que l’on dit régulièrement en difficulté financière est le plus gros bailleur social des Yvelines qui a besoin de faire des opérations de rénovation urbaine pour dé densifier certains sites tels que Mantes la Jolie ou les Mureaux.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous nous assurerions, en toute indépendance, de la maîtrise de l’opération sans échanges politiques d’aucune sorte avec tout ce qui tourne autour de l’OPIEVOY et du Conseil départemental.

Et le reste

Dans le catalogue Brosse de « Conflans dans 10 ans » on ne parle pas de deux sites dont l’aménagement a été abandonné et qui risquent de revoir le jour, et alors que la commune aura perdu toute possibilité d’influence pour l’aménagement de son territoire.
Nous parlons du secteur du Renouveau et de celui de la Justice. Deux problématiques différentes mais qu’il faut traiter au lieu de les gommer comme le fait le maire.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous créerions une ZAC sur le site du Renouveau pour aménager en habitat de qualité comme cela a été commencé avec une première tranche de logements et afin d’achever la liaison et les circulations avec la ZAC Alcatel totalement terminée.
Nous créerions également une ZAC sur le secteur de la Justice en mettant un terme à l’habitat sauvage tout en respectant les populations existantes et la mixité, le tout sécurisant l’ensemble et le stade et délimitant nettement la ville face aux communes d’Herblay et de Pierrelaye.

A104, Port multimodal

Dans ce « projet à dix ans », il n’est bizarrement pas question ni du projet de l’autoroute A104 en plein Conflans sur lequel Laurent Brosse s’est prononcé favorablement, ni du projet du port multimodal en face de Conflans.

En conclusion

Laurent Brosse et son équipe font de la communication. Mais derrière ces mots et ces phrases peu de projets innovants, une volonté politique d’autant plus faible qu’ils ont abandonné tous les leviers à la communauté urbaine et qu’ils offrent une faible résistance aux lobbies et groupes de pression qui ne manquent pas sur notre territoire.
Nous n’avons pas confiance et nous ferions d’autres choix. Nous aurions d’autres méthodes.

Pour nous Conflans mérite mieux que de devenir la ville ordinaire de grande banlieue que l’on nous prépare.

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Suppression des postes d’ATSEM : communiqué de presse des éluEs CEP

Ce jour 9 avril 2016 une manifestation de parents d’élèves et d’enfants a eu lieu à l’appel des associations de parents d’élèves FCPE et ALPEC. Cette manifestation a réuni environ 300 personnes, ce qui est exceptionnel pour la commune de Conflans. L’objet de la manifestation était d’obtenir du maire, Laurent Brosse, et de la majorité municipale de revenir sur leur décision de supprimer 18 postes d’ATSEM privant ainsi d’ATSEM les classes de grande section maternelle, et de suspendre la caisse des écoles pour trois ans en prélude à son annulation.

Les éluEs du groupe municipal Conflans Energie Populaire soutiennent les revendications des familles et des associations et ont participé à la manifestation.

La manifestation s’est terminée par un rassemblement devant la mairie. Les manifestants ont trouvé porte close. Ni le maire ni aucun interlocuteur de la mairie n’a reçu les manifestants marquant ainsi, avant tout, un mépris souverain pour des familles pourtant légitimement inquiètes et des citoyens soucieux du service public. Cette attitude maladroite et provocatrice répond à une politique froide et dogmatique refusant le dialogue et procédant par coups de force que nous dénonçons.

A l’heure où des économies sont rendues nécessaires par la baisse des dotations de l’Etat nous demandons la sanctuarisation des dépenses scolaires qui doivent être prioritaires par rapport aux dépenses excessives de communication, de fêtes et de représentation. Nous faisons des propositions en ce sens en conseil municipal.

Conflans-sainte-Honorine, le 9 avril 2016

Les conseillers municipaux :
Gaël Callonnec
Milouda Latrèche
Jean-Pierre Lacombe

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Communauté urbaine : Faut-il rire ou pleurer ?

Si l’on veut avoir la preuve de l’improvisation qui préside à la mise en place de ce gigantesque monstre qu’est GPSO (Grand-Paris-Seine-et-Oise de 400 000 habitants de Conflans à Bonnières), les exemples ne manquent pas, qu’il s’agisse de l’appellation elle-même en doublon avec l’autre GPSO (Grand-Paris-Seine-Ouest de 300 000 habitants dans le 92 ) qui fait que les factures des fournisseurs s’accumulent indifféremment chez l’un ou l’autre, ou bien plus grave, quand les communes établissent leurs budgets 2016 sans savoir combien ni comment l’intercommunalité va leur verser ce dont elles ont besoin pour leurs investissements en voirie et autres dépenses d’investissement… ou encore quand des compétences transférées à l’intercommunalité sont à nouveau retransférées à la commune d’origine pour le compte de l’interco. Ubuesque !

La récente interview du président Tautou dans la presse locale (Le Parisien du 24 mars 2016) est, à cet égard, confondante de naïveté. Citons. Parlant de l’agglomération : « Il y a tout à construire sur un terrain que nous ne connaissons pas. L’énorme machinerie sera véritablement en place en 2017. » ; Parlant de Pierre Bédier : « Il a un carnet d’adresses, il aurait été dommage de s’en priver. » ; Parlant du flou de la fiscalité intercommunale : « Nous allons débattre sur la manière d’appliquer la fiscalité mais aucun taux ne sera voté cette année et la création de l’agglomération n’aura pas de répercussions sur la feuille d’impôts des habitants. »

Notons bien cette dernière phrase à considérer comme un engagementaussitôt démenti par les faits à Conflans puisque l’abattement de base des impôts locaux vient d’être précisément diminué d’un point (ce qui augmente automatiquement l’impôt et touche de nouveaux contribuables) au nom de l’harmonisation fiscale au sein de l’intercommunalité.

Enfin dernier avatar de cet amateurisme qui ne justifie certainement pas les indemnités qu’ils se sont votées avant toute chose, le choix du siège des services de l’interco. Ces derniers temps c’était Aubergenville. Il y eut aussi Mézières et Epône. L’agglo devrait maintenant s’installer à Flins dans des bâtiments implantés à l’entrée des usines Renault. Bonjour la démocratie de proximité !

Tout cela n’est que gâchis. Une injure faite aux citoyens qui ni avant, ni pendant, ni maintenant n’ont été et ne sont consultés. Mais derrière cette anarchie une chose solide et déjà prête : l’aménagement pharaonique de la vallée de la Seine pour le plus grand bien des promoteurs et BTP et des transports du grand commerce mondialisé.

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Non à la casse des écoles, priorité à l’éducation

Depuis deux ans, les moyens alloués à l’éducation dans notre ville ne cessent de diminuer (suppression du soutien scolaire et des nouvelles activités périscolaires).
La nouvelle majorité municipale a annoncé son intention de supprimer les postes d’aide maternelle (ATSEM) en grande section de maternelle, bien que les classes soient surchargées.
Les institutrices et instituteurs devront désormais s’occuper seul(e)s de 32 enfants par classe en moyenne.
Les fédérations de parents d’élèves FCPE et ALPEC appellent à manifester le

SAMEDI 9 AVRIL à 15H00, place Romagne à Conflans Sainte Honorine

Contre :

• La suppression des postes d’ATSEM
• La mise en sommeil de la caisse des écoles
• la réduction de 2/5 des budgets alloués aux projets éducatifs des enseignants

Pour :

• des conditions d’encadrement, d’apprentissage et de découverte donnant des chances de réussite à tous les élèves
• une véritable concertation avec le personnel enseignant et les parents d’élèves
• des arbitrages budgétaires en faveur des écoles.

Contrairement à ce qu’affirme la majorité municipale, d’autres choix budgétaires sont possibles.
Des marges de manœuvre significatives existent encore sur des postes de dépenses comme les frais de représentation ou les frais de communication de la municipalité.
Ces crédits pourraient être plus utilement mobilisés pour l’éducation de nos enfants.

Les éluEs du groupe Conflans Energie Populaire, solidaires des représentants des parents d’élèves, vous invitent à venir nombreux manifester, avant le vote du budget de la commune, pour que les postes de personnel soient rétablis et que les crédits alloués à l’éducation soient restaurés.

Gaël Callonnec
Milouda Latreche
Jean Pierre Lacombe

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Tribune Vivre à Conflans – Avril 2016

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VAC n° 314 d’Avril 2016

 

Les investissements sacrifiés

Mars 2014-mars 2016, voilà 2 ans que la droite municipale ne fait rien pour le logement.
Tous les chantiers inaugurés, achevés ou en cours sont le fait de la précédente municipalité. Tous les projets de renouvellement urbain, du Renouveau et de la Justice ont été abandonnés.
Cette pénurie débouche sur une offre de logements toujours plus chers et de qualité médiocre. Dans le locatif, certains logements ne correspondent même plus aux critères de logement décent. En outre, l’attribution des logements sociaux se fait dans le plus pur arbitraire, sans aucune transparence, exclusivement sur décision du maire et de son adjointe.
Est-ce normal? Non.
D’une manière générale, la Municipalité exagère systématiquement ses difficultés financières pour justifier sa passivité en matière d’investissement et d’aménagement.
Or, l’année dernière, comme nous l’avions prévu, la Mairie a dégagé un excédent budgétaire quasi-équivalent à la hausse d’impôt, en réalisant des coupes sombres dans les dépenses d’éducation, culturelles et sociales.
Le Maire évoque souvent une gestion de bon père de famille. Mais un bon père de famille ne cherche pas à dégager des excédents en période de disette.
Pour 2016, la droite compte imposer de nouveaux sacrifices aux conflanais. Certes les dotations de l’Etat diminuent mais on pourrait y faire face en réduisant les dépenses accessoires comme les frais de communication, afin de préserver l’essentiel.
Nous n’avons pas la même idée de l’intérêt général.

Groupe Conflans Energie Populaire

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Tribune Vivre à Conflans – Mars 2016

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VAC n° 313 de Mars 2016

 

Sacrée gueule de bois !

Après avoir mis les conflanais devant le fait accompli, la mairie les informe, à sa manière, sur la nouvelle intercommunalité dénommée GPSO.
Présentation idyllique. Propagande ! Dans la vraie vie, les principaux pouvoirs municipaux passent à l’interco qui, de par sa composition, est en réalité un Conseil départemental bis.
La droite LR/UDI monopolise tout et l’autorité est entre les mains d’un seul personnage, Pierre Bédier, Président du Conseil départemental, habilement nommé 3ème Vice-président de l’assemblée communautaire. Le président en titre, Philippe Tautou, a seulement un rôle figuratif.
L’assemblée n’est qu’une chambre d’enregistrement.
Le coût de tout cela pour les contribuables ? 100 000 € mensuels d’indemnités :
Président 4400 €, Vice-présidents 2200 € x 15, Conseillers délégués 1100 € x 4, Conseillers 525 € x 105, à cumuler avec indemnités de maires, d’adjoints, de conseillers départementaux et établissements divers.
Pour la plupart, ce sont les mêmes qui dans leurs communes ou au conseil départemental prêchent la rigueur, baissent les subventions et augmentent les impôts : +8% sur les impôts locaux conflanais et +66 % sur la part départementale du foncier bâti.
Sans surprise, le Maire de Conflans a obtenu un titre de Vice-président qu’il cumule désormais avec son poste de conseiller départemental. Il est certainement le seul conflanais qui bénéficie de la perte d’autonomie de la Ville.

Aujourd’hui, les conflanais ont la gueule de bois…

Groupe Conflans Energie Populaire

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Election du Président et des vice-présidents de GPSO

Le groupe d’opposition municipal EELV/PS « Conflans Energie Populaire (Gaël Callonnec EELV, Milouda Latrèche PS, Jean-Pierre Lacombe PS) communique :


« L’élection du Président et des vice-présidents de l’assemblée communautaire de GPSO met un point final à un long processus anti-démocratique d’où ont été écartées les populations concernées. Cette assemblée et sa direction sont en réalité un conseil départemental bis accaparant les compétences principales des communes. Le pouvoir est monopolisé par la droite LR-UDI et entre les mains d’un seul homme, le Président du Conseil Départemental, Pierre Bédier, 3ème vice-Président qui s’est réservé l’aménagement du territoire et les grands projets.

Dans l’attribution des mandats exécutifs, on remarque la sous-représentation des petites communes et la sur-représentation des communes grandes et petites du Mantois. La confluence (Conflans, Achères, Andrésy), particulièrement menacée par de grosses infrastructures (port multimodal et A 104), est privée de responsabilité significative. Nous considérons cette orientation comme un signal extrêmement négatif.

Nous émettons également les plus fortes critiques contre les divers cumuls de mandats et d’indemnités d’élus auxquels donne lieu cette nouvelle structure politico-administrative notamment avec les mandats de maires et/ou de conseillers départementaux. Au moment où les impôts locaux augmentent au nom de la rigueur avec le record de +66 % sur la part départementale du foncier bâti, il nous semble mal venu d’imposer aux contribuables une charge supplémentaire de 100 000 Euros par mois en indemnités d’élus déjà rétribués par ailleurs. »


Gaël Callonnec (Europe Ecologie Les Verts)
Milouda Latrèche (Parti Socialiste)
Jean-Pierre Lacombe (Parti Socialiste)
Conseillers municipaux

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Tribune Vivre à Conflans – Février 2016

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VAC n° 312 de Février 2016

 

Conflans rate le virage

En décembre le Conseil Municipal s’est réuni deux fois, ce qui est inhabituel. Il s’agissait de voter les dernières mesures pour la fusion de Conflans dans la nouvelle mégastructure « Grand Paris Seine-et-Oise » à compter du 1er janvier. Le vote des délibérations a mis le point final au processus de fusion mené tambour battant par la droite Départementale et municipale, dans la précipitation et au mépris de l’information des populations. Nous nous sommes opposés à toutes ces décisions.
Le changement est radical et aurait mérité d’être soumis à l’approbation des populations par un vote, referendum populaire ou autre. Nous l’avons proposé en conseil municipal quand il était encore temps. Cela a été rejeté par le maire et sa majorité qui savent que le vote aurait été négatif.
Car le simple bon sens condamne l’instauration de ce gigantesque machin de 405 000 habitants, là où la loi n’exige « que » 200 000 habitants, sur un territoire sans cohérence ni logique, allongé exagérément vers Seine Aval jusqu’au mantois et qui fait appel à l’Oise dans sa dénomination tout en s’en éloignant !
Ainsi est détournée la loi de réforme territoriale pour des motifs inavouables de répartition des pouvoirs entre potentats de droite. Car une autre logique, cohérente et politiquement équilibrée, dans laquelle Conflans aurait eu une place centrale, était possible autour de la confluence et de l’agglomération de Cergy.
Marginalisée dans la super-agglomération, Conflans a perdu.

Groupe Conflans Energie Populaire

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Grand Paris Seine et Oise – Communiqué des élu(e)s CEP

Philippe TAUTOU a été élu hier, 21 janvier 2016, Président de la communauté urbaine « Grand Paris Seine et Oise ».
Candidat et homme-lige de Pierre BEDIER, Président du Conseil départemental inspirateur et maître d’oeuvre de cette méga-intercommunalité, bénéficiant de l’appui quasi total des présidents des six intercommunalités composant GPSO et soutenu par Arnaud RICHARD député, l’élection de Philippe TAUTOU n’était qu’une formalité.
Cette élection a eu lieu alors que de sérieux arguments permettent de mettre en cause la création même de GPSO. Trois maires concernés ont en effet constitué un recours devant le tribunal administratif en annulation de l’arrêté préfectoral de création de l’intercommunalité. Un jugement en référé doit avoir lieu le 28 janvier prochain. Nous soutenons cette initiative et nous nous associons à cette procédure.
Le flou de la procédure suivie par la Nomenklatura de quelques élus locaux pour la création de cette intercommunalité de 405 000 habitants ne correspond pas aux exigences de la loi et n’est pas compatible avec les pratiques bien comprises de la démocratie.
On ne peut se satisfaire que de telles modifications en profondeur de l’administration locale soient imposées alors que la moitié des conseils municipaux au moins s’y est déclarée opposée et qu’aucune population d’aucune commune n’a été amenée à se prononcer.
C’est purement un déni de démocratie qui plus est deux ans à peine après des élections municipales qui n’ont à aucun moment abordé ce dossier. On peut légitimement considérer qu’aucun des élus issus des municipales de 2014 n’a reçu mandat de ses électeurs pour abandonner les compétences de la commune en 2016.


Le 22 janvier 2016
Les conseillers municipaux du groupe « Conflans Energie Populaire » :

  • Gaël CALLONNEC (EELV)
  • Milouda LATRECHE (PS)
  • Jean-Pierre LACOMBE (PS)
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Election du président du conseil communautaire « Grand Paris Seine-et-Oise »

Ci-dessous une copie de la lettre que les élu(e)s de Conflans Energie Populaire ont fait parvenir  au conseiller municipal d’opposition, Farid Hatik, pour lui demander de ne pas participer au vote du président du conseil communautaire « Grand Paris Seine-et-Oise », afin de ne pas cautionner une parodie de démocratie.

(Le vote des membres du Conseil communautaire pour l’élection du Président a été reporté au 21 janvier)

 

Groupe Conflans Energie Populaire Le 10 janvier 2016
lettre ouverteMonsieur Farid Hatik
Conseiller communautaire
Grand Paris Seine-et-Oise
Groupe Conflans au Naturel
Hôtel de Ville
63, rue Maurice Berteaux
78700 Conflans-Sainte-Honorine
Monsieur le conseiller


Vous siégez au conseil communautaire de la communauté urbaine dénommée « Grand Paris Seine-et-Oise » en qualité d’unique représentant de l’opposition conflanaise.

Le 14 janvier prochain aura lieu le vote du conseil communautaire pour l’élection de son président.

Deux candidats se présentent : Philippe Tautou, Président de la C2RS, et Paul Martinez, Président de la CAMY. Les représentants de la PAC sont absents, la commune de Conflans est ignorée.

Les deux candidats ont la caractéristique d’être issus de la majorité de droite LR/UDI. Tous deux représentent une droite ultra, totalement opposée à ce qui caractérise la gauche. Philippe Tautou est de notoriété publique le candidat de Pierre Bédier. Paul Martinez est son challenger, opposé à Pierre Bédier et élu sur le mantois grâce aux voix du FN.

Dans ces conditions, nous estimons qu’il n’est pas possible, pour un élu de gauche, d’apporter sa voix à l’un ou à l’autre candidat. Pour reprendre une expression imagée, ce serait choisir entre
« bonnet blanc et blanc bonnet».

En conséquence, en nos qualités d’élus de gauche, EELV et socialistes, de Conflans-Sainte-Honorine, représentant l’opposition à la majorité LR/UDI du conseil municipal, nous attendons de vous que vous vous absteniez lors de ce vote prédéterminé et dont vous connaissez d’ores et déjà, comme tout un chacun, le vainqueur soutenu par Pierre Bédier en la personne de Philippe Tautou.

En participant au vote, vous cautionneriez une parodie de démocratie et, dans tous les cas, vous
apporteriez nécessairement votre soutien à un candidat qui est la négation des valeurs et des choix de gauche. Le seul moyen de manifester votre opposition de gauche est donc de ne pas participer au vote en vous abstenant.

Recevez, Monsieur le Conseiller, nos salutations militantes.

Gaël Callonnec (Europe Ecologie Les Verts)
Milouda Latrèche (Parti Socialiste)
Jean-Pierre Lacombe (Parti Socialiste)


– ajout au 22/01/2016 :

Les élus CEP n’ont pas reçu de réponse de Farid Hatik, délégué communautaire et, à ce titre, représentant du Conseil municipal de Conflans au Conseil communautaire.
Il a participé au vote et à la désignation du Président Philippe Tautou sans concertation préalable avec son propre groupe et les autres élus de l’opposition du conseil municipal.
Cette façon de faire n’est pas conforme à l’intérêt de Conflans car, du fait du mode de désignation, Farid Hatik se trouve être le seul conseiller municipal de l’opposition siégeant au conseil communautaire. Il est ainsi en charge d’une responsabilité collective qu’il devrait démocratiquement assumer

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