Alep : c’est une part de notre humanité qui a été ensevelie

Retour d’Alep de parlementaires français. Maintenant, dans toutes les guerres modernes, ce sont les civils qui n’ont jamais rien demandé à personne, qui meurent! La macro-politique, la rivalité USA/Russie, les guerres de religion… tout ça on s’en fout! Il y a des familles massacrées et celles qui restent sont en danger de mort. Il faut les évacuer. Il suffit d’un couloir humanitaire de quelques heures pour les laisser s’enfuir en abandonnant tout! Franchement, quelle cause peut valoir une telle ignominie ?

Vous trouverez ci-dessous un texte de Cécile Duflot, députée EELV, à son retour d’Alep :

Il pleuvait très fort sur Istanbul, le ciel était plombé d’une épaisse couche de nuages lorsque l’avion a décollé… et puis le soleil a frappé le hublot d’une lumière brûlante. Et cette phrase d’enfance qui te cogne « ils sont montés au ciel ».

Cette consolation que tu cherches et qui ne viendra jamais. Les morts d’Alep ne sont pas un « scandale », un « désastre humanitaire », une « flétrissure sur la communauté internationale » ils ont des prénoms, des vies, des histoires. Et ils n’auraient jamais dû mourir. Nous pouvions l’empêcher : cinq petits kilomètres pour permettre l’évacuation.

L’ONU existe car nous ne pouvons tolérer que l’on pourchasse des médecins, que l’on fusille des enfants, qu’un homme qui traverse un bombardement pour tenter de faire soigner sa fille revienne pour découvrir sa femme et ses autres enfants ensevelis sous les décombres.

Nous savions. Tout. Ils nous le racontaient en direct. Et nous ne l’avons pas empêché.

Il fallait aller là-bas parce que Brita Hagi Hassan, Maire d’Alep-Est nous l’avait demandé, en sachant parfaitement que c’était une minuscule goutte d’eau mais en refusant la résignation.

Que les civils assiégés sachent que certains ailleurs en Europe cherchaient une solution.
Que l’on voie de nos yeux l’immonde propagande qui voulait transformer des démocrates, laïques, qui avaient protégé par les armes la maison de retraite chrétienne d’Alep en islamistes qui empêchaient la population de partir alors qu’ils pouvaient fournir par écrit l’engagement du contraire de tous les groupes.

Je retrouve les notes prises quand il était question de nous décourager « très fermement » de partir : « Risque majeur d’enlèvement y compris à Gaziantep ou de perdre la vie, risque pas loin de 100% » mais les assassinats à Alep, les bombes au chlore qui étouffent encore plus vite les tout petits poumons ce n’était pas un « risque » mais une réalité.

Témoigner, comprendre, refuser la fatalité d’un massacre, c’est ce qui devrait nous faire humains, frères et sœurs.

Ce que je retiens de ces quelques jours c’est qu’il n’y a pas que les bombes qui tuent, il y a aussi le cynisme et la résignation.

C’est une part de notre humanité qui a été ensevelie avec les femmes, les hommes et les enfants d’Alep.

Cécile Duflot – députée Europe Ecologie Les Verts

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Tribune Vivre à Conflans – Décembre 2016

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VAC Décembre 2016

 
 

Pour le projet Fouillère, nous avons une grande différence d’approche avec l’équipe municipale en place.

Pour nous, le projet doit d’abord profiter aux Conflanais et accessoirement aux touristes. Or c’est l’inverse qui nous est présenté avec le bouleversement du paysage traditionnel résultant de l’inversion du parking et de la place du marché et le sacrifice de plusieurs tilleuls centenaires.
De cette « halte à touristes » seront exclus les petits commerces typiques de proximité au bénéfice des bars et brasseries.

Le quartier du centre-ville tout proche n’est qu’indirectement concerné et voit sa vitalité encore plus menacée par la disparition à craindre du seul lieu de loisir et de culture du secteur qu’est le Ciné-Ville.

En outre, ce projet orienté sur l’accueil de bateaux de tourisme à grand gabarit, de bus et d’automobiles sera source de pollutions supplémentaires.
Nous préférerions que les moyens considérables que GPSeO met dans ce projet soient redistribués dans un projet global quai de la République/centre ville respectueux de l’environnement, plus directement utile aux Conflanais et permettant de réaliser véritablement une zone attractive de chalandise.

Cette fin d’année sera marquée par les primaires de droite et de gauche à l’imitation des Etats-Unis qui pourtant nous montrent des dérives que nous pourrions nous épargner.
A gauche, pas de salut sans union de toutes les gauches. A notre petit niveau de groupe municipal, c’est ce que nous réalisons et ça marche !

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2016 : Trump … 2017 : Le Pen ?

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Tribune Vivre à Conflans – Novembre 2016

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VAC Novembre 2016

 

Premier bilan

En 3 ans quelles réalisations mettre à l’actif de la majorité municipale ? Il n’est perpétuellement question que de réductions des services aux conflanais en tapant sur tout ce qui fait le tissu d’une ville : le scolaire, la culture, la solidarité. Partout, avec eux, c’est le « toujours moins » et surtout à l’encontre des plus faibles.

Ils se plaignent des finances de la ville mais c’est dur pour toutes les communes qui subissent les diminutions des dotations de l’Etat. Cela oblige à faire des arbitrages dans les dépenses. Mais ils font les arbitrages aux mauvais endroits. Nous, nous préserverions le scolaire, la culture et le social. Nous réduirions les fêtes et la communication.

Ils se plaignent mais ils ont laissé filer les ressources de la ville, nos impôts, à la communauté urbaine GPSeO. Car la faiblesse de l’autofinancement qu’ils dénoncent, ils l’ont encore aggravée par ces transferts massifs de ressources qui sont autant de manque à gagner pour la commune.

Maintenant, toujours au titre de l’interco, c’est au personnel municipal qu’ils s’attaquent. Des centaines d’agents vont être transférés à GPSeO au 1er janvier 2017. Aucun d’entre eux ne sait rien de son sort à cette date ! Qui ? Où ? Emploi ? Conditions de travail ? Avenir ?

Voilà la droite au pouvoir. Une belle propagande externe (ah ! le VAC) qui dissimule une politique technocratique et autoritaire. Les parents d’élèves l’ont encore constaté le mois dernier qui n’ont pu se faire entendre du maire.

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Tribune Vivre à Conflans – Octobre 2016

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VAC Octobre 2016

 

Coups en douce

Deux mauvais coups du Maire cet été : l’appel aux dons privés pour sauver Ciné-Ville qui n’est que l’avis de la mort annoncée du cinéma de quartier et l’annonce de la fermeture définitive des bains-douches municipaux. Une nouvelle fois, après une longue série de mesures aussi autoritaires que régressives, on tape sur l’associatif, la culture et le social. Ainsi va la gestion d’une droite dogmatique et sans état d’âme, ignorante du terrain.

Sur Ciné-Ville nous nous sommes déjà exprimés. Ce type de cinéma ne peut survivre sans un soutien municipal. C’est une chance de pouvoir en disposer en centre ville. C’est une gestion, une programmation et un public différents du multiplexe. Le fermer c’est ouvrir la porte aux promoteurs privés qui sont prêts à démolir et à bétonner le quartier de la mairie pour leurs plus grands profits.

Les bains-douches existent depuis les années 30 soit près de 90 ans et 15 mandatures municipales successives. Ils répondaient à des besoins pour les populations batelières et rurales puis ouvrières. Ils ont toujours fonctionné sans discontinuer et sans soucis particuliers. Aujourd’hui de nouveaux besoins sont apparus : logements sans confort du parc ancien, gens du voyage, sdf, migrants. Cela, le maire veut l’ignorer et raye d’un trait de plume, violemment, ce que ses prédécesseurs, de droite et de gauche, ont fait. C’est beaucoup de mépris et de contentement de soi ! Les victimes ? Toujours les mêmes, les plus faibles, les plus fragiles.

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Tribune Vivre à Conflans – Septembre 2016

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VAC Septembre 2016

 

Rentrée vigilante

Plus de deux mois ont passé depuis le décès de Michel Rocard. Ce n’est plus d’actualité pour les médias. En termes politiques ça le reste car Michel Rocard nous laisse une morale et une pratique de la politique qui ont valeur d’exemple. De l’inquiétude pour la planète à la construction de solidarités de terrain pour plus de justice sociale telle est la voie qu’il nous montre.

Comme l’a reconnu le maire dans son allocution sur les marches de la mairie, le 4 juillet, notre commune vit encore dans la dynamique initiée par Michel Rocard. Et pourtant c’est ce même maire qui s’emploie par ses décisions à détricoter ce qui fait le vivre ensemble à Conflans.

Les associations sportives et culturelles ont payé un lourd tribut aux restrictions budgétaires. Le Social et le Scolaire souffrent aussi particulièrement. En cette période de rentrée, nous dénonçons les tarifs inéquitables de restauration scolaire qui épargnent les foyers les plus fortunés par le jeu du plafonnement des revenus. Nous désapprouvons les tarifs des activités périscolaires dont certains doublent et triplent !

En octobre aura lieu la restitution de la pseudo-concertation sur l’aménagement de la place Fouillère. En réalité simple opération de communication pour faire entériner par les conflanais un projet touristique de l’intercommunalité déjà ficelé. Nous voulons un aménagement pour les conflanais, respectueux du paysage traditionnel et non pas un décor de cinéma pour touristes de passage.

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Hommage à Michel Rocard

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Le décès de Michel Rocard a été particulièrement ressenti par les conflanaises et les conflanais qui savent ce que notre commune lui doit.
La transformation de la petite cité que nous étions en une ville complètement équipée et une vitalité fondée sur la solidarité, l’associatif et la confiance dans les possibilités et le respect de chacun. Avec lui ce fut une belle aventure.
Qui n’a pas eu l’occasion de le vérifier, un jour ou l’autre, en se présentant comme habitant de Conflans-Sainte-Honorine pour s’être entendu répondre « Ah, oui, la ville de Michel Rocard » ? Il n’y a pas de plus bel hommage populaire.
Mais Michel Rocard c’était avant tout et surtout un homme d’État visionnaire comme il y en a peu dans un siècle. Non pas seulement un penseur mais aussi un acteur qui voyait haut et loin, les évolutions et bouleversements politiques qu’il anticipait mais aussi les grands bouleversements climatiques et de l’environnement.
En ce sens il fut aussi parmi les précurseurs qui ont introduit la problématique de l’Ecologie, son étude et ses solutions dans l’approche politique. Oui, avec lui c’était la Politique avec un grand P… et tout cela avec la plus grande modestie et l’ouverture aux autres. Il tirait tout vers le haut quand trop souvent tout nous tire vers le bas.
C’est en cela qu’il restera pour tous une leçon.

Gaël Callonnec
Milouda Latrèche
Jean-Pierre Lacombe

Un hommage public à Michel Rocard sera rendu lundi 4 juillet à 20 heures devant la mairie. Accès libre.

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Tribune Vivre à Conflans – Juillet 2016

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VAC n° 317 Juillet 2016

 

Familles et enfants sacrifiés

La municipalité enjolive la réalité du scolaire et du périscolaire. La réalité est que les ateliers pédagogiques payants qui ont remplacé les nouvelles activités périscolaires gratuites sont si peu conformes qu’ils ne sont pas éligibles aux subventions de l’Etat.

La réalité ?

C’est que les enfants des familles qui ne peuvent pas payer, sont dans la rue dès 16 heures. C’est l’instauration de simples études surveillées à la place de l’ancienne aide aux devoirs. C’est le manque d’entretien des cours, locaux et toilettes par économie de personnel et de fournitures. C’est la suppression des ATSEM en grande section maternelle. C’est aussi la suppression des colonies de vacances.

Et puis, c’est la nouvelle modification des tarifs de cantine et d’ateliers qui favorise les plus riches. Les tarifs de cantine vont de 1 à 3 selon les revenus alors que, dans la vraie vie, les revenus vont de 1 à 7 entre les 10 % les plus modestes et les 10 % les plus aisés.
Les tarifs des plus riches ont été plafonnés alors que ceux payés par les plus démunis vont augmenter. Pour les centres de loisirs, certains tarifs triplent ! Une dégressivité de 1 à 10 serait plus juste.
Bilan : au tarif minimal, une femme seule avec deux enfants, gagnant 1200 Euros par mois, consacrera 13 % de ses revenus aux frais de cantine et de garderie jusqu’à 18h30. C’est trop alors qu’en haut de l’échelle l’effort est négligeable. Moins on gagne plus on paie, telle est la règle. Inadmissible !

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Tribune Vivre à Conflans – Juin 2016

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VAC n° 316 Juin 2016

 

La face cachée de la droite municipale

Le maire et son équipe se targuent d’être des démocrates exemplaires.

L’opposition pluraliste que nous sommes voit exactement le contraire. Autoritarisme et propagande sont les marques de cette majorité de droite.

Autoritarisme et fermeture à tout dialogue constructif au Conseil Municipal, pourtant organe de délibération mais réduit avec eux à une simple chambre d’enregistrement des décisions prises dans l’entre-soi, par le maire et le petit cercle restreint qui l’entoure.
Propagande amplifiée par la monopolisation des moyens de communication municipaux dont ils usent et abusent.

Le VAC est un bel exemple de la confusion voulue entre information et propagande. Diffusé mensuellement à 15 000 exemplaires dans tous les foyers Conflanais, la majorité de droite y déverse massivement son message sans nuance et bien-entendu sans partage.
L’opposition quant à elle ne dispose que de la présente colonne limitée impérativement à 1500 caractères par groupe (espaces compris !).

Mais les Conflanais ne sont pas dupes : la communauté urbaine GPSeO, les hausses d’impôts, les coupes budgétaires dictées par l’idéologie qui atteignent directement les familles… autant de décisions qu’on leur a fait ingurgiter de force et qui conduisent à moins bien vivre à Conflans.

Pour connaître l’autre face du monde de oui-oui qui vous est présenté par la droite municipale et ce que nous proposons, reportez-vous régulièrement sur le présent site.

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Que se passe-t-il aux Boutries ?

La zone industrielle et artisanale des Boutries a été réalisée à la fin des années 70 pour compenser la fermeture des usines LTT et la perte d’emplois locaux qui en résultait.
Ce fut une entreprise de longue haleine avec l’implantation, en son centre, sur 10 hectares, dans les années 80 de la société Thomson remplacée par la suite par le groupe Thalès.
Thalès vous connaissez, c’était l’époque de l’un de ces fameux « capitaines d’industrie », Serge Tchuruk, adeptes des « usines sans ouvriers » et des « industries sans usines » qui, après avoir épongé toutes les aides sur fonds publics et délocalisé à outrance, ont mis la clef sous la porte. La désindustrialisation du pays c’est eux et Conflans en a eu sa part !

Mais avant de mettre la clef sous la porte, Thalès avait dans un premier temps, vendu le terrain dont il était propriétaire au départ, à un groupe financier dont il restait locataire.
Les propriétaires ont donc été successivement différents financiers et fonds de pension, dernièrement américain, pour finir aujourd’hui dans l’escarcelle d’une banque allemande.
Le bail de Thalès a pris fin et il va de soi que l’objectif des groupes financiers et bancaires n’est ni la réindustrialisation ni l’emploi de Conflans mais le profit maximum dans le plus court délai possible c’est-à-dire la vente.

Comment donc rentabiliser au mieux l’opération du point de vue spéculatif ?

D’abord considérer la localisation du terrain. Il est idéalement placé le long de la RN184 pour des implantations commerciales et il y a déjà une forte demande en ce sens.
Donc, dans un premier temps, démolir les bâtiments industriels existants qui sont inadaptés afin de libérer la surface.
C’est la phase actuelle qui voit détruire, à côté de bâtiments sans intérêt, le bâtiment central dénommé « la cathédrale » qui a un réel intérêt architectural. Visiblement cet aspect n’a pas été retenu dans l’attribution du permis de démolir. Les bulldozers ne font pas le détail.

Ensuite passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire à la vente du terrain.
C’est là que les opérateurs ont besoin de la « compréhension » de la municipalité.
Car ce terrain de 10 hectares est classé en zone UEa au Plan Local d’Urbanisme (PLU) ce qui réserve l’affectation du terrain aux activités industrielles et artisanales à l’exclusion des activités commerciales.
Or il est du plus grand intérêt pour les propriétaires de vendre un terrain à usage commercial qui se valorise beaucoup plus qu’un terrain industriel, dans un rapport de 1 à 3 ou 5 voire plus en faisant jouer la concurrence notamment de grandes surfaces.
Et précisément, une révision lourde du PLU a été lancée par la municipalité pour déclassifier ce terrain et le classer en zone UE permettant les commerces en particulier de distribution.

Bien entendu, nous nous inquiétons du devenir de ce terrain depuis toujours car c’est le seul secteur permettant l’installation ou le développement de l’emploi sur la commune.
Il nous semble qu’une municipalité devrait mobiliser toutes ses forces à cela en mettant en place les mécanismes empêchant la spéculation et le développement commercial inutile ou superflu, potentiellement dangereux pour les commerces de centre-ville qui ont tout au contraire besoin d’être préservés.
Ces mécanismes existent. Il y faut seulement la volonté politique. Or nous doutons de celle de la majorité actuelle et nous avons tout lieu de craindre le pire à l’écoute des réponses qui sont faites par le maire à nos interrogations.

Quelles sont ces réponses ?
1/Que la révision du PLU déclassera effectivement le terrain ou une partie du terrain de UEa en UE aux fins de permettre l’implantation d’activités commerciales.
2/Que ces activités commerciales ne seront pas en concurrence avec les commerces locaux.
Voilà, c’est tout. Les conflanais doivent se contenter de cela.
En clair cela veut dire que la mairie a rendu les armes devant les financiers et les promoteurs en se privant de tous moyens de maîtriser son territoire.

C’est triste à plus d’un titre. Ce laisser-faire conduit à empêcher les industries et artisans déjà sur place aux Boutries de s’étendre sur la zone car ne pouvant prétendre à s’aligner sur le prix des surfaces commerciales.
Certains envisagent déjà de s’étendre sur la zone de Neuville mitoyenne des Boutries et dépendant de l’agglomération de Cergy. Cela nous fait aborder le problème de l’intercommunalité qui nous a été imposée au mépris du simple bon sens.
Relevons encore une fois l’aberration d’une intercommunalité qui nous amène à Bonnières et nous rend incapables de nous entendre avec Cergy !
Constatons aussi que cette intercommunalité compétente pour le développement économique de tout le bassin Seine Aval, n’est d’aucun secours pour la revitalisation de 10 hectares d’un seul tenant, en bordure de la RN184, au confluent de la Seine et de l’Oise.
Franchement il y a de quoi s’interroger, d’autant que cette même intercommunalité est aussi compétente pour l’aménagement territorial et organise désormais le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI).

Nous sommes en total désaccord avec la politique menée par le maire et son équipe sur ce dossier.
D’ailleurs, même en nous plaçant dans la logique de la municipalité consistant au final à accepter une grande enseigne amenant ses commerces satellites, nous estimons que ce dispositif entrerait en concurrence avec les zones commerciales voisines plus puissantes (Eragny, Pierrelaye, Herblay, Achères sans parler de Cergy) et ne pourrait fonctionner de façon satisfaisante comme tend à le prouver l’échec retentissant du centre commercial d’Orgeval.
Notre conclusion est que le choix du commerce sur le site Thalès n’est pas judicieux.

Pour notre part nous aurions la volonté politique, une volonté farouche, et nous nous donnerions les moyens de bloquer la spéculation foncière et de conserver à ce secteur son affectation industrielle et artisanale conditions de l’emploi et de l’équilibre de la commune.
La première chose à faire est de maintenir cette parcelle de 10 hectares en zone UEa. Ensuite, contraindre la communauté urbaine de GPSO à se mobiliser, aux côtés de la mairie, pour la réindustrialisation du site comme cela est dans ses attributions.
Nous sommes sur un sujet concret ou l’intercommunalité doit sortir des salons et montrer qu’elle est capable d’être opérationnelle.

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