Tribune Vivre à Conflans – Novembre 2016

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VAC Novembre 2016

 

Premier bilan

En 3 ans quelles réalisations mettre à l’actif de la majorité municipale ? Il n’est perpétuellement question que de réductions des services aux conflanais en tapant sur tout ce qui fait le tissu d’une ville : le scolaire, la culture, la solidarité. Partout, avec eux, c’est le « toujours moins » et surtout à l’encontre des plus faibles.

Ils se plaignent des finances de la ville mais c’est dur pour toutes les communes qui subissent les diminutions des dotations de l’Etat. Cela oblige à faire des arbitrages dans les dépenses. Mais ils font les arbitrages aux mauvais endroits. Nous, nous préserverions le scolaire, la culture et le social. Nous réduirions les fêtes et la communication.

Ils se plaignent mais ils ont laissé filer les ressources de la ville, nos impôts, à la communauté urbaine GPSeO. Car la faiblesse de l’autofinancement qu’ils dénoncent, ils l’ont encore aggravée par ces transferts massifs de ressources qui sont autant de manque à gagner pour la commune.

Maintenant, toujours au titre de l’interco, c’est au personnel municipal qu’ils s’attaquent. Des centaines d’agents vont être transférés à GPSeO au 1er janvier 2017. Aucun d’entre eux ne sait rien de son sort à cette date ! Qui ? Où ? Emploi ? Conditions de travail ? Avenir ?

Voilà la droite au pouvoir. Une belle propagande externe (ah ! le VAC) qui dissimule une politique technocratique et autoritaire. Les parents d’élèves l’ont encore constaté le mois dernier qui n’ont pu se faire entendre du maire.

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Tribune Vivre à Conflans – Octobre 2016

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VAC Octobre 2016

 

Coups en douce

Deux mauvais coups du Maire cet été : l’appel aux dons privés pour sauver Ciné-Ville qui n’est que l’avis de la mort annoncée du cinéma de quartier et l’annonce de la fermeture définitive des bains-douches municipaux. Une nouvelle fois, après une longue série de mesures aussi autoritaires que régressives, on tape sur l’associatif, la culture et le social. Ainsi va la gestion d’une droite dogmatique et sans état d’âme, ignorante du terrain.

Sur Ciné-Ville nous nous sommes déjà exprimés. Ce type de cinéma ne peut survivre sans un soutien municipal. C’est une chance de pouvoir en disposer en centre ville. C’est une gestion, une programmation et un public différents du multiplexe. Le fermer c’est ouvrir la porte aux promoteurs privés qui sont prêts à démolir et à bétonner le quartier de la mairie pour leurs plus grands profits.

Les bains-douches existent depuis les années 30 soit près de 90 ans et 15 mandatures municipales successives. Ils répondaient à des besoins pour les populations batelières et rurales puis ouvrières. Ils ont toujours fonctionné sans discontinuer et sans soucis particuliers. Aujourd’hui de nouveaux besoins sont apparus : logements sans confort du parc ancien, gens du voyage, sdf, migrants. Cela, le maire veut l’ignorer et raye d’un trait de plume, violemment, ce que ses prédécesseurs, de droite et de gauche, ont fait. C’est beaucoup de mépris et de contentement de soi ! Les victimes ? Toujours les mêmes, les plus faibles, les plus fragiles.

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Tribune Vivre à Conflans – Septembre 2016

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VAC Septembre 2016

 

Rentrée vigilante

Plus de deux mois ont passé depuis le décès de Michel Rocard. Ce n’est plus d’actualité pour les médias. En termes politiques ça le reste car Michel Rocard nous laisse une morale et une pratique de la politique qui ont valeur d’exemple. De l’inquiétude pour la planète à la construction de solidarités de terrain pour plus de justice sociale telle est la voie qu’il nous montre.

Comme l’a reconnu le maire dans son allocution sur les marches de la mairie, le 4 juillet, notre commune vit encore dans la dynamique initiée par Michel Rocard. Et pourtant c’est ce même maire qui s’emploie par ses décisions à détricoter ce qui fait le vivre ensemble à Conflans.

Les associations sportives et culturelles ont payé un lourd tribut aux restrictions budgétaires. Le Social et le Scolaire souffrent aussi particulièrement. En cette période de rentrée, nous dénonçons les tarifs inéquitables de restauration scolaire qui épargnent les foyers les plus fortunés par le jeu du plafonnement des revenus. Nous désapprouvons les tarifs des activités périscolaires dont certains doublent et triplent !

En octobre aura lieu la restitution de la pseudo-concertation sur l’aménagement de la place Fouillère. En réalité simple opération de communication pour faire entériner par les conflanais un projet touristique de l’intercommunalité déjà ficelé. Nous voulons un aménagement pour les conflanais, respectueux du paysage traditionnel et non pas un décor de cinéma pour touristes de passage.

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Hommage à Michel Rocard

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Le décès de Michel Rocard a été particulièrement ressenti par les conflanaises et les conflanais qui savent ce que notre commune lui doit.
La transformation de la petite cité que nous étions en une ville complètement équipée et une vitalité fondée sur la solidarité, l’associatif et la confiance dans les possibilités et le respect de chacun. Avec lui ce fut une belle aventure.
Qui n’a pas eu l’occasion de le vérifier, un jour ou l’autre, en se présentant comme habitant de Conflans-Sainte-Honorine pour s’être entendu répondre « Ah, oui, la ville de Michel Rocard » ? Il n’y a pas de plus bel hommage populaire.
Mais Michel Rocard c’était avant tout et surtout un homme d’État visionnaire comme il y en a peu dans un siècle. Non pas seulement un penseur mais aussi un acteur qui voyait haut et loin, les évolutions et bouleversements politiques qu’il anticipait mais aussi les grands bouleversements climatiques et de l’environnement.
En ce sens il fut aussi parmi les précurseurs qui ont introduit la problématique de l’Ecologie, son étude et ses solutions dans l’approche politique. Oui, avec lui c’était la Politique avec un grand P… et tout cela avec la plus grande modestie et l’ouverture aux autres. Il tirait tout vers le haut quand trop souvent tout nous tire vers le bas.
C’est en cela qu’il restera pour tous une leçon.

Gaël Callonnec
Milouda Latrèche
Jean-Pierre Lacombe

Un hommage public à Michel Rocard sera rendu lundi 4 juillet à 20 heures devant la mairie. Accès libre.

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Tribune Vivre à Conflans – Juillet 2016

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VAC n° 317 Juillet 2016

 

Familles et enfants sacrifiés

La municipalité enjolive la réalité du scolaire et du périscolaire. La réalité est que les ateliers pédagogiques payants qui ont remplacé les nouvelles activités périscolaires gratuites sont si peu conformes qu’ils ne sont pas éligibles aux subventions de l’Etat.

La réalité ?

C’est que les enfants des familles qui ne peuvent pas payer, sont dans la rue dès 16 heures. C’est l’instauration de simples études surveillées à la place de l’ancienne aide aux devoirs. C’est le manque d’entretien des cours, locaux et toilettes par économie de personnel et de fournitures. C’est la suppression des ATSEM en grande section maternelle. C’est aussi la suppression des colonies de vacances.

Et puis, c’est la nouvelle modification des tarifs de cantine et d’ateliers qui favorise les plus riches. Les tarifs de cantine vont de 1 à 3 selon les revenus alors que, dans la vraie vie, les revenus vont de 1 à 7 entre les 10 % les plus modestes et les 10 % les plus aisés.
Les tarifs des plus riches ont été plafonnés alors que ceux payés par les plus démunis vont augmenter. Pour les centres de loisirs, certains tarifs triplent ! Une dégressivité de 1 à 10 serait plus juste.
Bilan : au tarif minimal, une femme seule avec deux enfants, gagnant 1200 Euros par mois, consacrera 13 % de ses revenus aux frais de cantine et de garderie jusqu’à 18h30. C’est trop alors qu’en haut de l’échelle l’effort est négligeable. Moins on gagne plus on paie, telle est la règle. Inadmissible !

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Tribune Vivre à Conflans – Juin 2016

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VAC n° 316 Juin 2016

 

La face cachée de la droite municipale

Le maire et son équipe se targuent d’être des démocrates exemplaires.

L’opposition pluraliste que nous sommes voit exactement le contraire. Autoritarisme et propagande sont les marques de cette majorité de droite.

Autoritarisme et fermeture à tout dialogue constructif au Conseil Municipal, pourtant organe de délibération mais réduit avec eux à une simple chambre d’enregistrement des décisions prises dans l’entre-soi, par le maire et le petit cercle restreint qui l’entoure.
Propagande amplifiée par la monopolisation des moyens de communication municipaux dont ils usent et abusent.

Le VAC est un bel exemple de la confusion voulue entre information et propagande. Diffusé mensuellement à 15 000 exemplaires dans tous les foyers Conflanais, la majorité de droite y déverse massivement son message sans nuance et bien-entendu sans partage.
L’opposition quant à elle ne dispose que de la présente colonne limitée impérativement à 1500 caractères par groupe (espaces compris !).

Mais les Conflanais ne sont pas dupes : la communauté urbaine GPSeO, les hausses d’impôts, les coupes budgétaires dictées par l’idéologie qui atteignent directement les familles… autant de décisions qu’on leur a fait ingurgiter de force et qui conduisent à moins bien vivre à Conflans.

Pour connaître l’autre face du monde de oui-oui qui vous est présenté par la droite municipale et ce que nous proposons, reportez-vous régulièrement sur le présent site.

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Que se passe-t-il aux Boutries ?

La zone industrielle et artisanale des Boutries a été réalisée à la fin des années 70 pour compenser la fermeture des usines LTT et la perte d’emplois locaux qui en résultait.
Ce fut une entreprise de longue haleine avec l’implantation, en son centre, sur 10 hectares, dans les années 80 de la société Thomson remplacée par la suite par le groupe Thalès.
Thalès vous connaissez, c’était l’époque de l’un de ces fameux « capitaines d’industrie », Serge Tchuruk, adeptes des « usines sans ouvriers » et des « industries sans usines » qui, après avoir épongé toutes les aides sur fonds publics et délocalisé à outrance, ont mis la clef sous la porte. La désindustrialisation du pays c’est eux et Conflans en a eu sa part !

Mais avant de mettre la clef sous la porte, Thalès avait dans un premier temps, vendu le terrain dont il était propriétaire au départ, à un groupe financier dont il restait locataire.
Les propriétaires ont donc été successivement différents financiers et fonds de pension, dernièrement américain, pour finir aujourd’hui dans l’escarcelle d’une banque allemande.
Le bail de Thalès a pris fin et il va de soi que l’objectif des groupes financiers et bancaires n’est ni la réindustrialisation ni l’emploi de Conflans mais le profit maximum dans le plus court délai possible c’est-à-dire la vente.

Comment donc rentabiliser au mieux l’opération du point de vue spéculatif ?

D’abord considérer la localisation du terrain. Il est idéalement placé le long de la RN184 pour des implantations commerciales et il y a déjà une forte demande en ce sens.
Donc, dans un premier temps, démolir les bâtiments industriels existants qui sont inadaptés afin de libérer la surface.
C’est la phase actuelle qui voit détruire, à côté de bâtiments sans intérêt, le bâtiment central dénommé « la cathédrale » qui a un réel intérêt architectural. Visiblement cet aspect n’a pas été retenu dans l’attribution du permis de démolir. Les bulldozers ne font pas le détail.

Ensuite passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire à la vente du terrain.
C’est là que les opérateurs ont besoin de la « compréhension » de la municipalité.
Car ce terrain de 10 hectares est classé en zone UEa au Plan Local d’Urbanisme (PLU) ce qui réserve l’affectation du terrain aux activités industrielles et artisanales à l’exclusion des activités commerciales.
Or il est du plus grand intérêt pour les propriétaires de vendre un terrain à usage commercial qui se valorise beaucoup plus qu’un terrain industriel, dans un rapport de 1 à 3 ou 5 voire plus en faisant jouer la concurrence notamment de grandes surfaces.
Et précisément, une révision lourde du PLU a été lancée par la municipalité pour déclassifier ce terrain et le classer en zone UE permettant les commerces en particulier de distribution.

Bien entendu, nous nous inquiétons du devenir de ce terrain depuis toujours car c’est le seul secteur permettant l’installation ou le développement de l’emploi sur la commune.
Il nous semble qu’une municipalité devrait mobiliser toutes ses forces à cela en mettant en place les mécanismes empêchant la spéculation et le développement commercial inutile ou superflu, potentiellement dangereux pour les commerces de centre-ville qui ont tout au contraire besoin d’être préservés.
Ces mécanismes existent. Il y faut seulement la volonté politique. Or nous doutons de celle de la majorité actuelle et nous avons tout lieu de craindre le pire à l’écoute des réponses qui sont faites par le maire à nos interrogations.

Quelles sont ces réponses ?
1/Que la révision du PLU déclassera effectivement le terrain ou une partie du terrain de UEa en UE aux fins de permettre l’implantation d’activités commerciales.
2/Que ces activités commerciales ne seront pas en concurrence avec les commerces locaux.
Voilà, c’est tout. Les conflanais doivent se contenter de cela.
En clair cela veut dire que la mairie a rendu les armes devant les financiers et les promoteurs en se privant de tous moyens de maîtriser son territoire.

C’est triste à plus d’un titre. Ce laisser-faire conduit à empêcher les industries et artisans déjà sur place aux Boutries de s’étendre sur la zone car ne pouvant prétendre à s’aligner sur le prix des surfaces commerciales.
Certains envisagent déjà de s’étendre sur la zone de Neuville mitoyenne des Boutries et dépendant de l’agglomération de Cergy. Cela nous fait aborder le problème de l’intercommunalité qui nous a été imposée au mépris du simple bon sens.
Relevons encore une fois l’aberration d’une intercommunalité qui nous amène à Bonnières et nous rend incapables de nous entendre avec Cergy !
Constatons aussi que cette intercommunalité compétente pour le développement économique de tout le bassin Seine Aval, n’est d’aucun secours pour la revitalisation de 10 hectares d’un seul tenant, en bordure de la RN184, au confluent de la Seine et de l’Oise.
Franchement il y a de quoi s’interroger, d’autant que cette même intercommunalité est aussi compétente pour l’aménagement territorial et organise désormais le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI).

Nous sommes en total désaccord avec la politique menée par le maire et son équipe sur ce dossier.
D’ailleurs, même en nous plaçant dans la logique de la municipalité consistant au final à accepter une grande enseigne amenant ses commerces satellites, nous estimons que ce dispositif entrerait en concurrence avec les zones commerciales voisines plus puissantes (Eragny, Pierrelaye, Herblay, Achères sans parler de Cergy) et ne pourrait fonctionner de façon satisfaisante comme tend à le prouver l’échec retentissant du centre commercial d’Orgeval.
Notre conclusion est que le choix du commerce sur le site Thalès n’est pas judicieux.

Pour notre part nous aurions la volonté politique, une volonté farouche, et nous nous donnerions les moyens de bloquer la spéculation foncière et de conserver à ce secteur son affectation industrielle et artisanale conditions de l’emploi et de l’équilibre de la commune.
La première chose à faire est de maintenir cette parcelle de 10 hectares en zone UEa. Ensuite, contraindre la communauté urbaine de GPSO à se mobiliser, aux côtés de la mairie, pour la réindustrialisation du site comme cela est dans ses attributions.
Nous sommes sur un sujet concret ou l’intercommunalité doit sortir des salons et montrer qu’elle est capable d’être opérationnelle.

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Tribune Vivre à Conflans – Mai 2016

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VAC n° 315 Mai 2016

 

Non !

Budget et taux d’imposition ont été votés par la majorité municipale.
Nous avons voté contre. Alors qu’il s’avère – comme nous l’avions démontré – que la hausse des taux de 8% de 2015 était excessive d’autant qu’elle s’accompagnait de coupes budgétaires malvenues, il est nécessaire aujourd’hui de faire de nouvelles compressions en raison des baisses de dotations Etat/Région/Département.
Où faire porter les efforts ? C’est là que nous sommes en total désaccord avec les choix de l’équipe Brosse. Encore une fois ils sacrifient le scolaire (suppression des ATSEM en grande section maternelle, suspension avant suppression de la caisse des écoles), la culture (gestion calamiteuse du théatre), le social (participation réduite à la crèche Baby-loup) et les associations à but social.
En revanche sont mieux traités tous leurs dadas de droite (aide à l’école privée, subventions clientélistes, communication, fêtes et cérémonies, vidéosurveillance, recadrage de la fonction territoriale pour laquelle l’augmentation de 1,2% d’ici 2017 est jugée inopportune).
Quand à la grande affaire du siècle, la communauté urbaine GPSO, nulle trace dans les documents budgétaires alors que les transferts de compétences et de services donc de dépenses et de recettes sont engagés depuis le 1er janvier. A nos préoccupations il est répondu qu’on n’a pas à s’en faire car ce que l’on verse d’une main on le récupère de l’autre. Plutôt léger.

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Non à Conflans ville ordinaire de grande banlieue qu’on nous prépare…

La presse locale, toujours attentive à la voix officielle de la mairie, s’est fait le relai du projet de ville du maire « pour les 10 ans à venir ». Au risque de freiner les enthousiasmes, précisons cependant que Laurent Brosse et son équipe ont été élus pour 6 ans et non 10 et ce à compter de mars 2014. Nous sommes en 2016 et pas plus tard que cette année ils ont été minoritaires dans la commune aux élections régionales. Donc, un peu de modestie conviendrait davantage.
Pour le projet, voyons ce qu’ils envisagent et ce que nous ferions, nous ne ferions pas ou ferions différemment.

Ile du Devant

C’est le sujet le plus sensible pour Conflans car l’île est menacée par le projet de plateforme multimodale qui prévoit le creusement d’un canal d’accès de 100 mètres de large au milieu de l’île face au centre-ville.
Autant dire que c’en serait fini de l’environnement et du cadre de vie.
Laurent Brosse, dans le sillage du précédent maire Philippe Esnol, a renoncé à la protection qu’apportait le classement de l’île en zone ultra protégée par l’AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Paysage) conformes tous deux en cela aux exigences des Ports de Paris et de tous les groupes de pression.
L’île qui est une zone naturelle de grande biodiversité (une étude avait été réalisée par le CORIF en 2011 à l’initiative de l’ancienne majorité, et particulièrement des élus écologistes) se trouve donc exposée à des aménagements qui, sans exclure la catastrophe finale qui serait le creusement du canal, peuvent se rapprocher, au titre d’aménagements de loisirs bien présentés, de ce qu’Andrésy est en train de réaliser avec l’opération Trek’Ile (voir détail sur www.andresytrankile.org) qui est un scandale à la fois écologique et démocratique.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous aurions la volonté politique de nous opposer à la plateforme multimodale et nous aurions cette même volonté de nous opposer au saccage de l’île avec ou sans plateforme multimodale.
Nous conserverions à l’île son caractère de réserve naturelle et de protection de la biodiversité.
Pour les loisirs nous agirions pour mieux aménager l’étang du Corra et, plus généralement, pour l’entretien de la forêt de Saint Germain en Laye qui souffre d’une sur fréquentation mal contrôlée.
Nous sommes d’ailleurs favorables à ce que les 300 hectares derrière l’île du Devant qui sont lorgnés par tous les affairistes à l’affût derrière Ports de Paris et le Conseil Départemental, soient totalement reboisés pour rétablir la jonction verte entre la Seine et la forêt.

Aménagement de la place Fouillère et des quais

Des projets sont dans les cartons depuis des lustres. Ils ne sont pas à mettre au crédit de l’équipe Brosse.
 
fleche1Ce que nous ferions :

Notre priorité serait d’aménager par priorité pour les conflanais et non pour les touristes de passage entre deux excursions. Pour nous ce projet ne justifie pas qu’on déplace de vraies péniches témoins du passé de Conflans pour laisser la place à des bateaux de croisière et à des installations commerciales.
Sur ce plan mieux vaut permettre aux commerces des quais et du centre ville de s’adapter et de se développer.
Enfin, nous protégerions les tilleuls de la place du marché pour lesquels nous craignons le traitement que l’on connaît dans ce genre de projet: leur abattage après les avoir déclarés « malades ».
Là aussi nous sommes pour la préservation et la mise en valeur du paysage pas pour faire du neuf qui banaliserait notre cœur de ville.

Thalès

10 hectares idéalement placés pour les activités industrielles, l’artisanat et l’emploi. Sauf que le maire a décidé de déclassifier la zone de UEa en UE au PLU. Cela veut dire que nous aurons de nouveaux commerces à cet endroit et de nouvelles aires de parking.
Du gâchis, mais pas pour tout le monde car propriétaires du foncier et promoteurs ont intérêt à vendre des surfaces et des installations commerciales plutôt qu’industrielles et artisanales.
Pendant ce temps, les entreprises déjà installées aux Boutries qui ont besoin de s’étendre seront accueillies sur le terrain voisin de Neuville dépendant de l’agglomération de Cergy!

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous maintiendrions l’ensemble des 10 hectares en zoneUEa pour l’industrie et l’artisanat ce qui empêcherait la spéculation sur le terrain.
Nous nous appuierions, puisque c’est son rôle, sur la communauté urbaine GPSO désormais compétente non seulement pour l’aménagement du territoire mais aussi pour le développement économique.
Nous solliciterions un ferme soutien du Conseil Départemental qui a le pouvoir d’agir pour la maîtrise du foncier.
Mais qu’ont-ils fait les uns et les autres sur ce dossier à part permettre de démolir pour revendre plus facilement?

Place de Chennevières

Rien de nouveau. Les différents projets d’aménagement de la place sont fin prêts depuis toujours.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous végétaliserions et rendrions plus humaine cette place qu’une urbanisation sauvage a enlaidie. C’est dommage car tous les commerces y sont et, comme dans le centre ville, ils doivent être encouragés.
Les liaisons avec le centre ville et les gares doivent être renforcées par les transports publics et les voies pour deux roues.

Paul Brard

Là aussi le programme de construction-démolition est lancé depuis le précédent mandat.
Mais attention, tout dépend comment les choses se passent et, en matière de logement social, le moins que l’on puisse dire c’est que la gestion de la mairie est opaque.
Il faut bien-sûr reloger. Et il faudra loger de nouveaux habitants car l’opération ne peut pas se faire sans densification.
Le bailleur social est l’OPIEVOY qui est l’organisme HLM du département et dont le président est Pierre Bédier auquel Laurent Brosse n’a rien à refuser.
L’OPIEVOY que l’on dit régulièrement en difficulté financière est le plus gros bailleur social des Yvelines qui a besoin de faire des opérations de rénovation urbaine pour dé densifier certains sites tels que Mantes la Jolie ou les Mureaux.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous nous assurerions, en toute indépendance, de la maîtrise de l’opération sans échanges politiques d’aucune sorte avec tout ce qui tourne autour de l’OPIEVOY et du Conseil départemental.

Et le reste

Dans le catalogue Brosse de « Conflans dans 10 ans » on ne parle pas de deux sites dont l’aménagement a été abandonné et qui risquent de revoir le jour, et alors que la commune aura perdu toute possibilité d’influence pour l’aménagement de son territoire.
Nous parlons du secteur du Renouveau et de celui de la Justice. Deux problématiques différentes mais qu’il faut traiter au lieu de les gommer comme le fait le maire.

 
fleche1Ce que nous ferions :

Nous créerions une ZAC sur le site du Renouveau pour aménager en habitat de qualité comme cela a été commencé avec une première tranche de logements et afin d’achever la liaison et les circulations avec la ZAC Alcatel totalement terminée.
Nous créerions également une ZAC sur le secteur de la Justice en mettant un terme à l’habitat sauvage tout en respectant les populations existantes et la mixité, le tout sécurisant l’ensemble et le stade et délimitant nettement la ville face aux communes d’Herblay et de Pierrelaye.

A104, Port multimodal

Dans ce « projet à dix ans », il n’est bizarrement pas question ni du projet de l’autoroute A104 en plein Conflans sur lequel Laurent Brosse s’est prononcé favorablement, ni du projet du port multimodal en face de Conflans.

En conclusion

Laurent Brosse et son équipe font de la communication. Mais derrière ces mots et ces phrases peu de projets innovants, une volonté politique d’autant plus faible qu’ils ont abandonné tous les leviers à la communauté urbaine et qu’ils offrent une faible résistance aux lobbies et groupes de pression qui ne manquent pas sur notre territoire.
Nous n’avons pas confiance et nous ferions d’autres choix. Nous aurions d’autres méthodes.

Pour nous Conflans mérite mieux que de devenir la ville ordinaire de grande banlieue que l’on nous prépare.

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Suppression des postes d’ATSEM : communiqué de presse des éluEs CEP

Ce jour 9 avril 2016 une manifestation de parents d’élèves et d’enfants a eu lieu à l’appel des associations de parents d’élèves FCPE et ALPEC. Cette manifestation a réuni environ 300 personnes, ce qui est exceptionnel pour la commune de Conflans. L’objet de la manifestation était d’obtenir du maire, Laurent Brosse, et de la majorité municipale de revenir sur leur décision de supprimer 18 postes d’ATSEM privant ainsi d’ATSEM les classes de grande section maternelle, et de suspendre la caisse des écoles pour trois ans en prélude à son annulation.

Les éluEs du groupe municipal Conflans Energie Populaire soutiennent les revendications des familles et des associations et ont participé à la manifestation.

La manifestation s’est terminée par un rassemblement devant la mairie. Les manifestants ont trouvé porte close. Ni le maire ni aucun interlocuteur de la mairie n’a reçu les manifestants marquant ainsi, avant tout, un mépris souverain pour des familles pourtant légitimement inquiètes et des citoyens soucieux du service public. Cette attitude maladroite et provocatrice répond à une politique froide et dogmatique refusant le dialogue et procédant par coups de force que nous dénonçons.

A l’heure où des économies sont rendues nécessaires par la baisse des dotations de l’Etat nous demandons la sanctuarisation des dépenses scolaires qui doivent être prioritaires par rapport aux dépenses excessives de communication, de fêtes et de représentation. Nous faisons des propositions en ce sens en conseil municipal.

Conflans-sainte-Honorine, le 9 avril 2016

Les conseillers municipaux :
Gaël Callonnec
Milouda Latrèche
Jean-Pierre Lacombe

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